Enquête sur Grok : Vers un Regroupement des Entreprises de Tech au Royaume-Uni
Récemment, une enquête a été lancée suite à de “nombreux signalements inquiétants” concernant l’utilisation de Grok, une plateforme qui permet de créer et partager des images, y compris des contenus sexuels non consensuels. Dans un communiqué, l’Ofcom, l’autorité britannique de régulation de la sécurité sur internet, précise que ces pratiques pourraient constituer des atteintes à la pudeur et même du matériel pédopornographique.
Face à cette situation, des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial de Grok pourraient être envisagées, et des mesures judiciaires pourraient être prises pour bloquer l’accès au site au Royaume-Uni. En effet, la législation britannique interdit déjà la diffusion d’images à caractère sexuel sans le consentement des personnes concernées.
Une législation renforcée
Des nouvelles dispositions, qui entreront en vigueur cette semaine, visent à interdire la création ou la demande d’images intimes non consenties. La ministre de la Technologie, Liz Kendall, a proposé un projet de loi qui introduira une nouvelle infraction pénale. Cette législation vise directement les entreprises proposant des outils permettant de créer des contenus intimes sans consentement, cherchant ainsi à s’attaquer au problème à sa source.
Le cas de Grok : Un scandale international
Les récentes annonces en provenance de Londres s’inscrivent dans un contexte d’indignation mondial. En effet, des pays tels que l’Indonésie et la Malaisie ont déjà suspendu l’accès à Grok. Interrogé sur la possibilité d’un bannissement de la plateforme X (anciennement Twitter) au Royaume-Uni, le ministre des Entreprises, Peter Kyle, a répondu positivement, tout en soulignant le rôle crucial de l’Ofcom en tant qu’autorité de régulation indépendante.
L’enquête de l’Ofcom vise à déterminer si X a failli à ses obligations légales, notamment en ce qui concerne l’évaluation du risque que des contenus illégaux soient consultés par des utilisateurs au Royaume-Uni. Il est également prévu que la plateforme retire rapidement les contenus illégaux et évalue les risques que son service présente pour les jeunes utilisateurs britanniques.
De vives réactions chez les acteurs de la tech
Elon Musk, propriétaire de X, a réagi de manière véhémente à ces développements. Il a accusé le gouvernement britannique, dirigé par Keir Starmer, d’essayer de museler la liberté d’expression, qualifiant ses actions de “fascistes”. De son côté, X a réaffirmé son engagement à lutter contre les contenus illégaux, notamment pédopornographiques, en supprimant ces contenus et en coopérant avec les autorités.
Une désactivation controversée
Face aux critiques croissantes, Grok a choisi récemment de désactiver sa fonctionnalité permettant la création d’images pour les utilisateurs non payants. Toutefois, cette mesure a créé une nouvelle vague d’indignation, certains y voyant un moyen de transformer une fonctionnalité problématique en un service premium, loin de répondre aux véritables préoccupations des victimes de violences sexuelles et de misogynie.

Cet enchevêtrement de réglementations et de réactions soulève des questions essentielles sur la responsabilité des entreprises technologiques dans la protection des individus contre les abus en ligne. La synergie entre réglementation et responsabilité sociale pourrait être la clé d’une utilisation plus éthique des technologies numériques à l’avenir.
Source : www.sudouest.fr
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