La lutte contre le sexisme en ligne
Publié le 7 juillet 2026

« Ce n’est qu’après que des millions de femmes ont été victimes de l’application Grok que les législateurs se sont demandé s’il ne fallait pas apporter une réponse. A ce moment-là, il était déjà trop tard », estime Laura Bates.
Une lutte nécessaire
Laura Bates, journaliste britannique et figure majeure dans la lutte contre le sexisme ordinaire, défend l’idée qu’il existe plusieurs manières d’aborder les menaces en ligne auxquelles les femmes font face, tant sur le plan législatif que politique. Son rôle en tant qu’écrivaine est d’enquêter et de mettre en lumière les injustices qui perdurent dans le monde du numérique.
Un espace toxique
Depuis plusieurs années, Bates plonge au cœur de ce qu’elle décrit comme la « manosphère » : un réseau sombre où des hommes, souvent appelés « incels » pour “célibataires involontaires”, partagent des fantasmes dangereux, allant du harcèlement aux propos violents à l’encontre des femmes. Dans cet environnement toxique, se propage également la création de « deepfakes », des vidéos qui utilisent l’intelligence artificielle pour créer des contenus pornographiques non consensuels. Ces abus virtuels ont de réelles conséquences sur la santé mentale et l’estime de soi des victimes.
Agir contre l’impunité
Bates souligne l’urgence pour les législateurs de réagir face à un phénomène qui ne cesse de croître. Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas uniquement traiter les conséquences de ces comportements, mais s’attaquer à leurs causes profondes en éduquant les jeunes sur le respect et le consentement. L’inaction face à de telles menaces pourrait non seulement encourager les agresseurs, mais également faire des victimes innocentes de simples chiffres statistiques.
Source : www.lesoir.be
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